Dès que votre bateau doit séjourner ne serait-ce qu’un mois ou deux au mouillage, sur un coffre ou au ponton, il devient nécessaire d’apposer sur les œuvres vives une (ou deux) couches d’antifouling qui est pour le moment la solution la plus utilisée en plaisance. Comme il en existe de nombreuses marques et plusieurs types, les experts de Picksea font le point pour vous guider dans votre choix.

L’antifouling est une peinture dite « anti-salissure » dont la caractéristique est de posséder des produits biocides qui vont empêcher ou plus exactement ralentir la fixation de la végétation et de la faune fixée sous-marine (algues, ascidies, éponges, coquillages, etc …) sur la partie immergée de la coque. Toutefois cette capacité biocide va perdre de son efficacité avec le temps et il est nécessaire de reposer une ou deux couches d’antifouling, notamment à l’occasion du carénage.

Pourquoi est-ce important d’avoir une coque propre et « lisse » ?

Tout simplement pour limiter la résistance au frottement dans l’eau et ainsi permettre au bateau d’avancer mieux. En voilier, l’impact de la propreté de la coque sur la vitesse du bateau est relativement important et un bon antifouling permet au bateau de maintenir un bon niveau de performance. En bateau à moteur, c’est la consommation du carburant qui sera directement dépendante de la propreté de la coque. Le choix de l’antifouling est donc essentiel lorsque l’on veut donner à son bateau une capacité à naviguer dans de bonnes conditions.

Quels types d’antifouling existe-t-il et comment les choisir ?

Il existe deux grandes familles d’antifouling : les « matrices dures » et les « érodables » plus un compromis entre les deux appelé « semi-érodable ».

Les antifouling à « matrice dure » : elle contient une forte teneur en éléments biocides qui sont inclus dans une peinture dure et résistante ce qui assure une bonne protection contre la fixation des végétaux et animaux. Ce type d’antifouling sera plus adapté pour :

  • les bateaux rapides,
  • ceux amarrés dans des zones à fort courant,
  • les bateaux qui échouent à basse mer
  • les bateaux qui passent beaucoup de temps sans être utilisés

Les avantages des matrices dures tiennent dans leur résistance : ils sont plus adaptés aux (petits) accrocs et rayures qui peuvent se faire à l’échouage ou sur remorque ainsi que pour les bateaux qui évoluent dans les zones à marées ou avec lesquels on envisage de grandes traversées.

L’inconvénient majeur est qu’il faut régulièrement poncer la coque afin d’éviter d’accumuler des « couches » de peinture année après année.

Les antifouling « érodables » : ils sont fabriqués avec une résine prévue pour « s’éroder » avec le frottement de l’eau sur la coque. Ils contiennent en général moins de biocides car ces derniers restent plus actifs avec l’érosion de la couche de résine. Les carènes restent plus lisses et glisse mieux. On privilégiera ce type d’antifouling pour les bateaux qui :

  • sont amarrés dans des ports ou zones sans courant
  • naviguent à faible vitesse
  • n’échouent pas et ne stationnent pas sur remorque ou en port à sec

Ils ont comme avantages principaux une mise en œuvre beaucoup plus simple et rapide lors qui carénage et une coque plus glissante et lisse.

Les antifouling semi-érodables sont un compromis entre les deux et comme tous les compromis n’ont pas les avantages des deux autres, par contre ils cumulent leurs inconvénients.

Si vous avez un doute, n’hésitez pas à consulter l’équipe de Picksea au 02 85 52 65 01 ou contact@picksea.com pour vous guider dans vos choix.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here